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Troubles du sommeil

Sommaire

Définition

Selon une étude réalisée en 2009 par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, un tiers de la population française souffre de troubles du sommeil, et deux tiers se disent fatigués. Si le lien entre sommeil perturbé et fatigue ne fait pas de doute, il est néanmoins utile de savoir reconnaître ces troubles du sommeil qui peuvent toucher n’importe quel adulte.

Les plus répandus sont l’insomnie, caractérisée par une difficulté à dormir suffisamment, l’apnée du sommeil (le patient est involontairement et inconsciemment en apnée alors qu’il dort), les ronflements, le bruxisme (grincement de dents nocturne) et la narcolepsie, qui se manifeste par un sommeil perturbé et des endormissements inopinés en pleine journée.

Causes

Un ronflement moyen atteint facilement un niveau sonore de 45 dB à 60 dB (le bruit d’une voix), tandis qu’un ronflement majeur peut dépasser les 95 dB, ce qui correspond au bruit du passage d’un camion !

L’insomnie peut avoir plusieurs causes : les plus fréquentes sont le stress, la dépression, la prise de substances excitantes (médicaments, caféine, drogues, alcool, etc.), une mauvaise hygiène du sommeil. D’autres facteurs peuvent également favoriser l’insomnie, comme un bouleversement hormonal, le fait de dormir avec un ronfleur ou encore un changement de cadre de vie comme un séjour en altitude.

L’insomnie, qu’elle soit occasionnelle ou chronique, est le trouble du sommeil le plus fréquemment observé et peut toucher tout un chacun. Quelles que soient son origine et ses causes, ses conséquences peuvent être plus ou moins graves (de la fatigue passagère à un état dépressif), elle doit donc être prise au sérieux.

L’apnée du sommeil ou syndrome d´apnées obstructives du sommeil (SAOS) est dûe à une répétition d´occlusions du pharynx. Ses causes sont diverses, puisque selon les cas on pourra rendre responsables le métabolisme, l’obésité ou un traitement neurologique. Les hommes sont plus touchés que les femmes, en particulier s’ils sont en surpoids et/ou dorment sur le dos.

Le ronflement est causé par un passage difficile de l’air à travers les voies respiratoires, c’est-à-dire le nez et la gorge. En dormant, les muscles et les tissus de la gorge sont détendus. Or, pour apporter suffisamment d’oxygène aux poumons, le flux d’air est accéléré : en passant sur les tissus lors de l’inspiration, ces derniers peuvent se mettre à vibrer et donnent lieu au ronflement. Une obstruction nasale peut également être à l’origine du ronflement, notamment lorsqu’on est enrhumé et que l’on doit respirer par la bouche.

Le bruxisme, ou grincement de dents nocturne, serait généré par un mauvais alignement des mâchoires supérieure et inférieure et par le stress. Il peut apparaître dès l’âge de 10 ans et disparaît au plus tard vers 40 ans.

La narcolepsie est un trouble du sommeil rare qui ne touche qu’ 1 adulte sur 2000 et apparaît généralement pour la première fois au moment de l’adolescence. Elle serait occasionnée par une baisse du taux d’hypocrétine, une protéine du cerveau agissant sur l’état de veille. Cette chute d’hypocrétine peut être d’origine génétique ou liée à un traumatisme cérébral.

Symptômes

- Plus d’un adulte sur trois souffre d’une insomnie

- 27% de la population générale est concerné par des insomnies occasionnelles

- 20% de la population fait des insomnies chroniques

- Les femmes sont les plus touchées par les insomnies

L’insomnie
Si les causes de l’insomnie sont nombreuses, ses manifestations le sont tout autant : difficulté à s’endormir, réveils soudains, fatigue et irascibilité la journée sont les symptômes les plus fréquemment observés. Ses effets sont pervers, dans la mesure où l’insomnie génère de la fatigue, qui favorise elle-même l’insomnie : mieux vaut donc consulter rapidement.

L’apnée du sommeil
Une apnée se traduit par une interruption de la respiration pendant plus de 10 secondes : les patients atteints de SAOS passent en apnée à plus de cinq reprises par heure de sommeil. Le mécanisme de l’apnée du sommeil est le suivant : les voies aériennes commencent par se bloquer et engendrent un fort ronflement, avant de s’affaisser et ainsi bloquer la circulation de l’air pendant 10 à 120 secondes. Le sujet se réveille sans en avoir conscience et se rendort. Le SAOS affecte la qualité du sommeil et peut engendrer un état de somnolence dans la journée. C’est d’ailleurs le symptôme le plus manifeste, car bien souvent le patient ignore son état. Conséquence plus grave bien que rare, le SAOS serait également responsable de certaines maladies cardio-vasculaires.

Le ronflement
Le symptôme est clairement identifié puisqu’il est sonore : le patient émet un bruit de gorge plus ou moins fort au moment de l’inspiration ou de l’expiration.

Le bruxisme
Considéré comme une manie inconsciente liée au stress, le bruxisme, s’il n’est pas diagnostiqué à temps, peut donner lieu à une usure dentaire réduisant de moitié la hauteur de certaine dents. Il peut passer inaperçu ou se manifester par des migraines ou des douleurs aux mâchoires.

La narcolepsie
Le symptôme le plus visible est l’endormissement soudain du patient en pleine journée. Mais la narcolepsie peut aussi donner lieu à des épisodes de cataplexie (le patient vascille et chute sous le coup d’une émotion vive), de paralysie du sommeil (le malade est totalement paralysé pendant quelques instants juste avant l’endormissement ou immédiatement après le réveil) ou d’hallucinations.

Diagnostic et solutions

L’insomnie
Dans le cas d’une insomnie passagère liée à un état d’anxiété, le médecin conseillera d’éviter les excitants (comme l’alcool, le café, la cigarette etc.), la pratique d’une activité physique trop intense et préconisera une alimentation saine et légère le soir. Quelques séances de relaxation pourront également aider le patient à retrouver un sommeil réparateur. Si les épisodes d’insomnie sont en revanche relatifs à un début de dépression, le patient sera orienté vers un psychiatre qui prescrira un traitement allopathique et quelques séances de thérapie.

L’apnée du sommeil
Le diagnostic est établi après un examen général comprenant un contrôle de la tension artérielle, des analyses sanguines ainsi qu’une polysomnographie : le patient passe une nuit dans une clinique spécialisée où l’on va enregistrer son rythme cardiaque, son électroencéphalogramme et son rythme respiratoire. Les traitements les plus souvent prescrits sont le changement d’hygiène de vie (arrêt du tabac, perte de poids, etc.), la ventilation spontanée en pression positive continue, qui consiste à porter pendant la nuit un masque facial relié à un générateur d’air qui va venir maintenir les voies aériennes ouvertes, ou encore une ablation de l’excédent de tissu mou. Dans la majorité des cas, les patients ayant recours à la ventilation spontanée voient leurs symptômes diminuer en une à deux nuits seulement.

Le ronflement
Le diagnostic peut être rapidement établi par le médecin, notamment si le patient est alerté de ses ronflements par son entourage. Il existe des solutions douces, comme éviter toute prise d’alcool le soir, arrêter de fumer ou perdre quelques kilos, et des solutions plus radicales comme le fait de se faire enlever une partie du voile du palais. Cette solution définitive a fait ses preuves mais peut toutefois donner lieu à des complications. Il est également possible d’avoir recours à une somnoplastie, une opération sous anesthésie locale qui consiste à créer des lésions au niveau du voile du palais, qui en cicatrisant vont réduire le volume des tissus responsables du ronflement.

Le bruxisme
Une usure inégale des dents ou le bruit causé par le bruxisme permettent au spécialiste de le diagnostiquer. Parfois, le simple fait d’être conscient qu’il est atteint de ce trouble permet au patient de guérir. La psychothérapie, la relaxation, l’hynose et/ou l’acupuncture peuvent également aider à faire disparaître les symptômes. Dans certains cas, le dentiste proposera une plaque occlusale. Chez les jeunes enfants, des massages des muscles du visage peuvent limiter le phénomène.

La narcolepsie
C’est souvent l’irrépressible envie de dormir en pleine journée qui amène à consulter. Le médecin oriente généralement le patient vers une clinique spécialisée dans les troubles du sommeil où l’on établira le diagnostic en lui faisant passer une journée sur place, ponctuée de siestes. Les électroencéphalogrammes ainsi que les mesures des mouvements oculaires et du tonus musculaire indiqueront s’il s’agit ou non de narcolepsie. Un examen du dosage d’hypocrétine dans le liquide céphalorachidien peut aussi être envisagé. Le traitement ne peut guérir la narcolepsie mais des stimulants du système nerveux permettent néanmoins de mettre un terme aux symptômes. Le patient est également encouragé à se reposer plusieurs fois par jour, afin d’éviter les endormissements soudains.

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